Médecine : Qu’est ce qu’il faut faire des étudiants recalés ?

80% des étudiants en médecine ne réussissent pas après la première année d’études. Selon les doyens des facs, il s’agit d’un gâchis et qu’il est préférable de miser sur le champ des études.

Durant la 3e rencontre des doyens des facs de médecine, les professeurs ont émis leur constatation : la réforme concernant la première année de médecine, accessible à n’importe quelle profession médicale, est un échec. Si auparavant, il y avait 90% d’échecs au cours de la première année, actuellement ce chiffre est à 80%, soit une baisse quasi-insignifiante. Ils poursuivent que ceux qui sont reçus affichent un profil identique : un bac scientifique mention très bien.

Tout le monde est d’accord sur le fait qu’il faut restreindre le nombre d’apprentis médecins, dentistes… Parallèlement, la situation actuelle autorise n’importe quel bachelier à s’inscrire en première année. Les professeurs invitent donc à mieux orienter les étudiants.

 

Une détection au préalable

Afin d’éviter ce gâchis, la conférence des doyens veut mettre en place une épreuve depuis le mois d’octobre pour la première année. C’est ainsi qu’il est possible de connaître qu’un étudiant est qualifié. Actuellement, le premier examen se déroule au mois de décembre ou au mois de janvier. D’après les doyens, c’est trop tard et il faut préalablement instaurer une détection afin d’aider les étudiants à se tourner vers d’autres filières.

Les doyens insistent aussi sur l’importance d’ouvrir des études de médecine pour mettre fin à ce profil systématique d’élève ‘très scientifique’. Aujourd’hui, il n’existe que peu de passerelles permettant aux étudiants ayant débuté un autre cursus de s’orienter vers la médecine. Le plus souvent, ceux-ci doivent recommencer à zéro. Depuis un an, plusieurs facultés autorisent les étudiants en master ou en licence à intégrer la deuxième année de médecine à la suite d’une analyse de leurs notes, d’un enseignement complémentaire et d’un entretien.

 

Prendre en compte les exclus

La répartition des médecins formés est aussi un problème. Les doyens suggèrent un assouplissement des règles comme décider du numerus clausus d’une université selon ses capacités de formation. Les médecins circulent et changement souvent de régions, selon leur classement à l’internat. Les doyens veulent décider de l’affectation des étudiants au niveau des territoires en manque de médecins. Même si le système est rigide et qu’il faut former les meilleurs médecins, il ne faut pas négliger les exclus, poursuivent-ils.

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