Santé : L’État mise pour l’innovation

Au cours de la conférence se portant sur la médecine personnalisée, Marisol Touraine a proposé les initiatives de l’État vis-à-vis de l’innovation.

La ministre de la Santé veut favoriser très rapidement la médecine personnalisée. Durant la conférence préparée par Genopôle et Amgen, elle a présenté les initiatives adoptées pour développer l’innovation dans ce secteur et afin de proposer la médecine du futur.

Selon elle, l’objectif est d’innover afin de favoriser le bien-être des patients. Ainsi, les patients auront un rôle à jouer pour entretenir leur santé, et la médecine pourra s’adapter à eux. Le fort développement des objets connectés, l’adoption du séquençage génomique et la présence des biotechnologies changeront les méthodes de traitement médical, ajoute-t-elle.

 

Un soutien de taille

Collaborant avec le secrétaire d’État pour l’enseignement supérieur et le ministre de l’Économie, la ministre de la Santé a mis en place différentes solutions favorisant la ‘Médecine du Futur’. L’objectif est de gérer parfaitement la médecine de précision, la médecine réparatrice, la médecine connectée et de connaître leurs impacts au niveau de l’organisation des soins. Une feuille de route est prévue pour le début d’année 2016.

La ministre a également affirmé que le Premier ministre a sollicité Aviesan pour mettre en place des recommandations permettant à la France d’adopter le séquençage du génome au niveau de la médecine actuelle. Ces recommandations vont normalement être présentées d’ici quelques semaines.

Enfin, la ministre de la Santé a insisté sur un renforcement du soutien financier. L’État accorde notamment 33 millions et 6 milliards d’euros via la loi 2016 de financement de la Sécu. 100 millions d’euros sont aussi proposés afin de soutenir les start-ups industrielles œuvrant dans ce secteur.

 

Mieux soigner

Ce soutien se fait dans l’objectif de favoriser l’innovation pour permettre de soigner efficacement plus de patients. Elle insiste sur le fait que l’innovation est destinée à tous et pas uniquement à certains privilégiés.

Pour permettre à chacun d’accéder aux traitements innovants, elle rappelle que ces traitements bénéficieront d’une ATU (Autorisation Temporaire d’Utilisation). La ministre pense aussi que l’accès à cette médecine ne peut se faire que par l’information. Ainsi, elle compte organiser une journée nationale consacrée à l’innovation de la médecine, dont la première édition se tiendra les 23 et 24 janvier prochain. Côté éthique, spécialement l’accès au séquençage génomique, elle compte saisir d’ici peu le CCNE pour faire une étude complète et sereine.

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