Projet de loi 20 : Les étudiants en médecine du Québec élèvent la voix

C’est une manifestation sans précédent au Québec. Les étudiants des 4 facultés de médecine de la ville protestent de toutes les manières contre le projet de loi 20 : slogans-chocs, publication de photos, etc.

Ce sont les étudiants de l’Université de Montréal qui ont commencé cette revendication le 30 mars dernier. Trois semaines plus tard, ceux de Sherbrooke, de McGill et de Laval ont suivi le mouvement.

Rappelons que le terme du projet de loi 20 force les médecins de famille à prendre en charge un nombre de patients fixe. Ariane Veilleux Carpentier, leader du consortium des étudiants en médecine, explique que de telles dispositions vont à l’encontre de l’éthique et de la déontologie de la médecine.

Quatre points de départ (Sherbrooke, Montréal, Saguenay et Trois-Rivières) pour une seule destination : l’Assemblée Nationale. Ces étudiants sont prêts à manquer une journée d’externat et d’études en prétendant qu’ils se battent pour une solution à long terme.

Un grand coup historique

C’est la toute première fois que tous les étudiants venant de 4 universités s’unissent pour protester contre un projet de loi. Pour les étudiants, cela relève d’une question d’austérité dans la mesure où la santé publique influe largement sur divers autres secteurs. Ils craignent fortement un phénomène d’effet domino à l’issue de cette loi qui, selon Emma Glaser, touche la logique d’efficacité.

Le gouvernement réplique

Face à cette manifestation, Gaetan Barette (ministre de la Santé) targue les avantages de cette loi. Selon lui, elle faciliterait l’accès aux soins médicaux pour les Québécois.

L’utilisation des réseaux sociaux

Pour captiver au maximum l’attention, les étudiants en médecine ont illustré leur lutte par des photos. Certains étudiants venant d’autres facultés de médecine ont remis des photos à l’AEEMUM, qui a ensuite conçu une page dédiée à ce mouvement sur Facebook : ‘étudiants contre le PL 20’.

Un système efficace ou non ?

Cette loi pourrait permettre aux médecins d’avoir plus de patients, mais les moins expérimentés pourront être sanctionnés.

En plus, les médecins ne pourront traiter que les symptômes sans pouvoir expliquer le vrai fondement de la maladie aux patients. Gabriel Dion de l’Université de Montréal explique que les praticiens ne guériront que provisoirement ces deniers. Son ami, Philippe Giguère, estime que les médecins viseront désormais des objectifs de productivité.

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