Entre le droit à la vie et l’obstination déraisonnable selon le Dr Eric Kariger

Le sort de Vincent Lambert, victime d’un grave accident de la route sera tranché durant ce premier trimestre. Fin des traitements médicamenteux ou droit à la vie ? Le Dr Eric Kariger s’exprime à travers son livre « Ma vérité sur l’affaire Vincent Lambert », au sujet d’une loi, qu’il considère comme étant l’une des plus avancées de la médecine, la loi Leonnetti.

Traitements des cas végétatifs chroniques : le médecin au-dessous des lois

Le Dr Eric Kariger l’affirme : la loi Leonnetti représente à ses yeux l’une des lois les plus avancées, toutefois également l’une des plus rigoureuses et strictes en la matière. Une loi dont il se veut un défenseur et qu’il met en œuvre depuis des années. Cependant, selon cet ancien chef du service de soins palliatifs du CHU de Reims –où le fameux patient Vincent Lambert est interné et dont le sort sera sous peu décidé par la CEDH ou Cour européenne des droits de l’homme- la diminution, l’arrêt ou la poursuite des soins d’une part et l’obstination déraisonnable d’autre part, c’est aussi avant tout une affaire de volontés du patient premièrement concerné, d’échanges collégiaux ou encore de pronostics et diagnostics poussés. Mais, si cette loi peut donc mettre fin à une obstination déraisonnable, une disproportion du droit à la vie et de soins déraisonnables ou éviter l’euthanasie, il reste que le médecin n’est pas en mesure de l’appliquer de son propre chef : il reste au-dessous des lois et agit sous le contrôle du juge.

Soins des végétatifs chroniques : là où le raisonnable s’arrête selon le Dr Eric Kariger

Toujours selon le Dr Eric Kariger, la loi Leonnetti s’applique désormais avec du recul. L’erreur reste humaine même chez les médecins, cependant, ceux-ci ne devraient pas avoir droit à la récidive. Grâce à ses expériences, celui-ci de déclarer également avoir un avis plus raisonné concernant notamment les patients en état de végétation chronique. « Tant qu’il y a de la relation, il y a du sens ». Une obstination déraisonnable à poursuivre les soins se manifeste alors lorsque ces derniers n’ont plus de relation avec leur environnement. Pro-life ou euthanasie ? Tout serait également question de rigueur d’éthique et d’intention précédant le geste.

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