Début février, la grève des internes en médecine s’aggrave

Un avis avait été présenté quelques jours auparavant par l’ISNI qui estimait que les villes françaises auraient besoin de s’organiser d’une manière optimale, en marge des actions de grèves qui allaient se dérouler notamment dans la capitale française. Début février, 1500 internes protestent dans les rues contre le projet de loi sur la santé.

Le nombre des internes en médecine en grève impressionnant en février

1500 sur 4500. Tel est le nombre d’internes en médecine rassemblés début février pour faire la grève contre le projet de loi sur la santé. Soit 30 % de cette branche de médecins. A la mi-journée prévue être consacrée à la protestation, cette donnée était gardée secrète par l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris. Toutefois, plus d’un s’attendait sans doute à l’ampleur de l’événement, suite au préavis de grève présenté quelques jours auparavant par l’ISNI, et qui invitait les établissements hospitaliers concernés du pays à se coordonner en vue de mieux gérer la continuité des soins durant la journée de protestation du 04 février. Les internes en médecine grévistes avaient par ailleurs prévu de se rassembler à 15 heures devant le ministère de la santé à Paris principalement, où ils seraient accueillis par une délégation. Mais, le mouvement s’est étendu jusqu’à Lyon, devant l’agence régional de santé, à Bordeaux, Montpellier et Toulouse.

Les causes de la grève des internes en médecine

Plusieurs changements prévus par le projet de loi sur la santé font l’objet du mécontentement des internes en médecine français et sont ainsi à l’origine de cette grève massive. Généralisation du tiers payant, pouvoir accru des agences régionales de santé ou encore refonte du service public hospitalier. En somme, les principaux concernés se sentent stigmatisés par ce projet de loi qui les décourage notamment à s’installer en ville. La situation impose une participation de tous les professionnels aux groupes de travail au ministère de la santé afin de réévaluer ces questions clés du projet de loi santé. Mais, le fait est que les grèves s’accumulent rapidement.

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