La généralisation du tiers payant va tuer la médecine libérale selon le corps médical

La médecine libérale vivrait ses dernières heures selon le corps médical. Et cela, à cause de la généralisation du système qui simplifie l’accès au soin des patients, le tiers payant, prévue pour 2017. Un sujet qui a fait l’objet d’une grève des différents médecins en début d’année à Lyon.

400 médecins se lèvent pour lutter contre la généralisation du tiers payant

Ils sont près de quatre centaines au total : médecins libéraux, infirmiers, cliniciens, chirurgiens et anesthésistes. Le 05 janvier les rues de Lyon voient défiler blouses hospitalières blanches et bleues traditionnelles, précisément du côté du carrefour sis près de l’Agence régionale de santé du 3ème arrondissement de Lyon. Le scénario qui suit est plus qu’évocateur : un cercueil rempli de feuilles de soins est brûlé. L’on pouvait quelques minutes auparavant y deviner l’inscription « médecine libérale ». Le but de la manifestation : tenter de renverser la machine déjà lancée, d’une généralisation du tiers payant prévu être instaurée dans deux ans. Cette dernière étant en outre jugée susceptible de créer une « étatisation de la médecine libérale », uniquement avantageuse pour le secteur public. Et pour intensifier l’image qu’ils se font de leur destin en tant que médecins libéraux, les manifestants se sont agenouillés autour du cercueil symbolique, chargeant l’atmosphère présente d’une mélodie funèbre.

Tiers payant : le corps médical met la pression sur le gouvernement pour exprimer son opposition

Le corps médical ne se contente pas de se rassembler en public pour exprimer son opposition à la généralisation du tiers payant, organisée dans le cadre du projet de loi de Marisol Touraine. Le début de l’année a ainsi également été marqué par la fermeture des cabinets, la suspension des gardes hospitalières ou encore par un refus des cartes Vitales. Le but de l’ensemble du mouvement étant alors de réviser ledit projet de loi santé. Ces mesures parviendront-elles à faire pencher la balance en faveur des médecins généralistes, dont le sort sera décidé au printemps au Parlement ?

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